
|
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Verdi Funeral Member


Nombre de messages: 815 Age: 22 Localisation: Rouen Date d'inscription: 14/02/2007
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Ven 23 Mai 2008 - 15:20 | |
| D'où le "encore une fois"  _________________ (Guitariste soliste de Fatum Elisum;aussi impliqué dans Last Offender et Kisstroyer) http://www.myspace.com/giuseppe_verdihttp://www.myspace.com/fatumelisum“La technique n'a jamais été mon but. la musique n'est pas une compétition. La musique se joue, la musique se vit. La musique est un partage, elle ne doit pas partager les gens”.Sylvain Luc. |
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Ven 23 Mai 2008 - 15:27 | |
| Lu sur Metalliens | Citation: | Ataraxie - Anhédonie Weird Truth - 2008 5/6
Tracklist: 1. Origin 0'33" 2. Silence of Death 17'09" 3. Walking Through the Land of Falsity 13'48" 4. Anhédonie 18'34" 5. Avide de Sens 24'00"
Je les attendais au tournant et il faut dire que je ne pense pas avoir été le seul... Après le monstre Slow Transcending Agony et la sortie toute aussi remarquée de Funeralium il faut dire qu'Ataraxie devait surpasser la TRES haute barre de leur premier album et également continuer d'affirmer leur différence avec le groupe Funeralium ; car même si ce sont deux entités à parts entières, il serait faux de dire que des analogies ne sont pas souvent faites et à faire (que ce soit pour leurs succès communs, leurs line-up ou leurs Doom aux influences convergentes).
Et il faut admettre que pour le coup, le pari est sans nul doute réussi. Anhédonie possède son propre caractère, reste définitivement sous le joug de la "patte" Ataraxienne tout en se permettant -et le danger de ces évolutions était grand- quelques influences largement remarquables.
En effet, certains passages désespérants de froideur ne sont pas sans rappeler Bethlehem ou, comme dit plus haut, un certain groupe Français tout en étant loins de faire des morceaux en eux-même des pâles copies, non. Tant au niveau des structures que du travail des voix ou des arrangements, les morceaux dont il est question plus haut, Silence of Death ou Walking Through the Land of Falsity (aahh cette montée effroyable me rapellant ma première écoute de Let People Die, tétanisé dans mon fauteuil) pour ne pas les citer, possèdent un charisme totallement différent l'un de l'autre et font ressurgir, souvent habilement d'ailleurs, de vieux et inquiétants fantômes musicaux de notre mémoire.
Même si c'est souvent très agréable, à ce point de l'écoute on se dit que l'album risque de devenir lassant car usant et, on le suppose, abusant de ce genre d'"hommages", et pourtant... Et pourtant il n'en est rien, car direct on se retrouve avec le morceau éponyme, précisément à cette place de la tracklist pour nous rappeller qu'on écoute un disque d'Ataraxie et qu'ici bas, le Doom Death est roi. Que dire de ce morceau si ce n'est que ces tonitruants passages ennervés sont tout simplement jouissifs.
Alors quoi de plus naturel que de conclure à l'approche du morceau final que ce dernier risque de compléter la suite logique de la deuxième partie de l'album, en nous proposant un Doom Death énergique, entrecoupé de pauses claires glaciales ? Hé bien navré de vous contredire mais non. Si il y avait un morceau à choisir pour clôre en beauté cette petite galette surprenante -oui j'y tiens- c'est bien Avide de Sens qu'il fallait choisir. Un pavé de 24 minutes pile, dans la plus pure tradition épique du groupe, d'une intensité digne d'un Cirith Ungol ou d'un Whispering Gloom. Il faut dire qu'après cette montagne de glace et de malsanité, ce morceau arrive à points nommés. Si la mort, cruelle et suffocante, devait vous prendre avec les trois premières pistes, cette dernière-ci serait celle des pleurs.
Je les attendais au tournant mais je ne m'attendais sincèrement pas à une telle réussite. Anhédonie est une oeuvre massive qui ne jouit pas de l'effarante continuité que possédait STA puisque chacun de ses morceaux apporte une sensation plus ou moins différente, il n'empêche qu'on sent une maîtrise toujours plus évoluée et une volonté de renouvellement qui promet encore de bonnes surprises, pour nous auditeurs, dans le futur. |
|
|  | | Verdi Funeral Member


Nombre de messages: 815 Age: 22 Localisation: Rouen Date d'inscription: 14/02/2007
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Ven 23 Mai 2008 - 15:33 | |
| Ca part vraiment bien!! _________________ (Guitariste soliste de Fatum Elisum;aussi impliqué dans Last Offender et Kisstroyer) http://www.myspace.com/giuseppe_verdihttp://www.myspace.com/fatumelisum“La technique n'a jamais été mon but. la musique n'est pas une compétition. La musique se joue, la musique se vit. La musique est un partage, elle ne doit pas partager les gens”.Sylvain Luc. |
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Lun 26 Mai 2008 - 21:59 | |
| http://www.imm3moria.org/forum/index.php?showtopic=12159&pid=60659&st=0&#entry60659| Citation: | ATARAXIE // Anhédonie
Doom-Death Metal
IPB Image
2008
Ostra Records/Weird Truth
France
http://www.ataraxie.net ou http://www.myspace.com/ataraxie
85 / 100
Les Rouennais d'Ataraxie reviennent cette année avec l'album "Anhédonie". Après quatre enregistrements entre 2001 et 2005, les quatre membres d'Ataraxie nous font offrande de ce petit dernier, qui se pose en reflet parfait avec son titre. L'anhédonie est en effet un état chez l'Homme l'empêchant de ressentir toute émotion positive, pleine insensibilité face au plaisir. Attention à ne pas se méprendre, "Anhédonie" engendre des émotions grâce à cette souffrance et ces plaintes, non l'inverse.
Comme pour les albums précédents, les chansons sont longues, se développent, s'évadent mais ne quittent jamais la tristesse, les plaintes torturées, la lassitude. L'album commence sur un titre introductif, "Origin", d'une trentaine de secondes, il met en place le décor, le souffre sera présent, plus de doutes, nous étoufferons dans nos propres angoisses. S'en suit de "Silence Of Death", superbe, un chant bien posé, une désolation sans fin et bien construite. Comme pour tous titres longs (ou dépassant les dix minutes), le structures complexes sont au rendez-vous. Le râle du loup sauvage et blessé suit son chemin à travers "Walking Through The Land Of Falsity" plus douloureux que jamais, dont la deuxième partie m'a particulièrement plu, de par sa voix éraillée et exprimant très bien le cri torturé, mais aussi car ce morceau présente une grande fluidité pour l'écoute. Les sentiments et les émotions fusent et la structure est très bien faite, un titre coup de coeur pour ma part (avec "Avide De Sens"). Dans "Anhédonie" le loup reprend du poil de la bête, on sent une rage, froide. Toujours pas d'ondes positives, juste de petits soupçons d'espoir de temps en temps, des périodes de calme, sinistres et superbes. Le dernier titre, "Avide De Sens", pose l'ultime pierre à la sépulture Lent, achevant notre état comateux avant de nous rejeter dans le monde des vivants, en attendant la prochaine anhédonie.
Pour résumer cet album, c'est un mélange entre le funèbre, la lugubre, le triste, le macabre, l'angoisse, la désolation, l'accablement, la lassitude et tous leurs confrères de sens. Pour ma part, cet album me fait notamment penser au Romantisme, avec le Spleen de Baudelaire, ou le Lamartinisme, la peur du temps qui passe, des plaisirs éphémères qui ne durent pas. Ce fait que, bien que l'on puisse avoir des moments heureux, ils ne le sont jamais vraiment car l'on garde la crainte de les perdre. Ou encore le besoin d'être au-dessus du réel, comme dans l'Albatros de Baudelaire (toujours), qui n'arrive à vivre et à être beau que dans le ciel, et qui sur terre, handicapé par ses grandes ailes, est martyrisé par les hommes.
Bref, un bon album, que je conseille, et qui j'espère aura un successeur, encore meilleur, je vous fait confiance, chers poètes, très chers musiciens, sculpteurs des émotions humaines, nos âmes, nous, pauvres pêcheurs qui ne demandons qu'à prêcher, "nous resterons ainsi condamnés, impuissants, prisonniers...".
Tracklist
01. Origin 02. Silence Of Death 03. Walking Through The Land Of Falsity 04. Anhédonie 05. Avide De Sens |
|
|  | | Worthless Funeral Member


Nombre de messages: 171 Age: 20 Localisation: Rouen - Bonsecours Date d'inscription: 23/03/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Jeu 29 Mai 2008 - 19:25 | |
| Vous méritez amplement ces éloges, cet album est ultime. _________________  |
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Lun 2 Juin 2008 - 9:00 | |
| http://www.metalorgie.com/metal/groupes.php?id=800| Citation: | Anhédonie Note : 18 / 20 Année : 2008 A Ecouter : D'un bout à l'autre - 0 Commentaires -
Avec la sortie de Slow Transcending Agony, Ataraxie s’était imposé d’emblée comme le pilier de la scène Doom française, sans que personne ne trouve rien à y redire. Trois ans plus tard, le groupe revient avec un nouvel opus, intitulé Anhédonie, qui était pour le moins attendu.
Ataraxie a définitivement la classe. Classe comme la pochette du disque, belle par sa sobriété, comme l’était déjà celle du précédent album. Classe aussi par le nouvel esthétisme du groupe, qui s’affiche dorénavant costard-chemise-cravate sans paraître présomptueux le moins du monde. C’est plutôt l’image d’un groupe plus mûr, plus sûr de lui, davantage conscient de sa force qui est évoquée ici, et c’est exactement le cas sur cet album.
Car oui, Ataraxie a progressé. L’effet de surprise a beau être passé, la recette a beau être à présent connue depuis le temps, il n’empêche ; ça marche toujours aussi bien. Sur le plan strictement musical, on évolue en terrain déminé, avec un Doom Death racé qui joue toujours aussi brillamment sur l’alternance entre accélérations Death Metal & descentes au enfers Funeral Doom (Silence of Death, Anhédonie) soutenu par un chant tantôt growlé, tantôt transformé en hurlements stridents reconnaissables entre mille (Anhédonie, Avide de Sens) –on sent par ailleurs l’importance qu’a Funeralium dans le perfectionnement de ce registre de chant. Néanmoins, même a ce niveau de petites innovations se font sentir avec l’apport d’un chant chuchoté voire même presque parlé (Avide de Sens) qui convient à merveille aux passages chantés en français (Walking through the land of Falsity), ce qui ajoute davantage encore de caractère à l’ensemble.
Parlons-en d’ailleurs, de ces passages en français. Sur ce disque, Ataraxie, qui mélange à nouveau chant français et anglais, réussi encore une fois à ne pas se vautrer, ce qui tient à peu près du miracle puisque, sans aucunement remettre en question la qualité par ailleurs réelle des textes, le français demeure une langue ardue à mettre en musique, d’autant plus avec ce type de sonorités. Or ici, le mélange prend aisément, et le cocktail est toujours aussi savoureux avec des paroles très noires qui collent parfaitement à l’atmosphère toujours aussi désespérée qui suinte de la musique d’Ataraxie (« J’aimerais tant que cette réalité disparaisse dans l’effroi général/Et que toute cette pathétique humanité se noie en un onirisme lacrymal »).
Un ensemble pour le moins… noir donc. Bien sûr, on savait où l’on mettait les pieds, mais pour le coup ce n’est plus un simple pas dans l’obscurité, c’est carrément le grand saut et, à ce titre, le nom du disque est pleinement justifié ; car l’anhédonie, « perte de la capacité à ressentir des émotions positives et fréquemment observée au cours de la dépression et de la schizophrénie » règne en maîtresse absolue ici. Avide de Sens, piste colossale et touchante, se charge de synthétiser à merveille le propos du disque en resservant tous les éléments de l’album afin de constituer la meilleure des conclusions possibles à ce disque, celle qui suggère l’abandon pur et simple de celui qui s’enfonce lentement dans la folie. Ataraxie va mal, le contraste n’aura jamais été aussi vif entre son patronyme et sa musique, mais qu’importe, puisque à la fin « tout signe de vie s’efface et l’anhédonie prend place… »
Quoi qu’il en soit, avec Anhédonie les Hauts Normands livre une nouvelle perle et semblent en passe de tutoyer les sommets. L’album se place évidemment en tête des meilleures sorties Doom de l’année, et a priori rien ne pourrait l’en déloger. Décidément un grand disque. |
|
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Mar 17 Juin 2008 - 11:32 | |
| http://www.u-zine.net/chronique.php?id=1187| Citation: | Ataraxie - Anhédonie
Ataraxie - Anhédonie
Label : Weird Truth Style : Extreme Doom Death Metal Sortie : Mai 2008 [ Voir la tracklist ] [ Voir la fiche du groupe ]
Dire que j’attendais la sortie de cet album était un euphémisme. En effet, le premier album d’Ataraxie, Slow Transcending Agony, n’était rien d’autre qu’un de mes albums cultes tout genre confondu et m’a pris aux tripes comme rarement . Cependant, je trouvais cet album tellement grand que j’avais peur qu’Anhédonie tienne moins la route ou, du moins, me touche moins. D’autant plus, que les nouveaux morceaux que j’avais vu en live avant la sortie de l’album(« Anhédonie », « Silence Of Death » et « Walking Through The Land Of Falsity » pour être précis) m’avait terriblement ennuyé et déçu. Mais au fond de moi, j’avais toujours l’espoir que cet album soit meilleur et j’ai eu bien raison.
En effet, un album de Doom Death Metal, ça ne s’apprécie pas dès la première écoute. Cela prend quelques longues écoutes avant d’en tirer les premiers plaisirs et ce n’est donc qu’après une semaine d’écoutes intensives que la conclusion est arrivée : Cet album est encore meilleur que son prédécesseur, est l’album de l’année et est un deuxième chef d’œuvre en autant d’albums dans leur discographie.
Nos quatre Rouennais ne se sont pas reposés sur leurs lauriers durant les trois années qui sont passés entre la sortie des deux albums. Ils nous proposent, ici, un album encore plus poussé, maladif et éprouvant que le précédent. En atteste, la durée de l’album : Là où l’on avait cinq vrais morceaux pour une cinquantaine de minutes sur Slow Transcending Agony, on en a soixante-quinze pour seulement quatre titres sur Anhédonie avec le titre le plus court, « Walking Through The Land Of Falsity », fort de ses treize minutes, qui est plus long que n’importe quel titre du précédent et également une pointe à vingt-quatre minutes sur « Avide De Sens ».
Pour autant, l’écoute de l’album bien que très éprouvante passe assez vite tant l’album est varié et jouit d’un son énorme. Le groupe s’est, en effet, une nouvelle fois enfermé dans les Studios C.C.R là où habituellement des groupes de Death comme Kronos ou Aborted enregistrent. On a donc un son très puissant parfait pour le Doom Death d’Ataraxie. De plus, la production n’est pas trop propre et laisse un peu de poisse sur chacun des instruments pour obtenir un résultat malsain dans la veine de Slow Transcending Agony.
Les changements de rythme sont très nombreux, ce qui est capital vu la durée de l’album. On passe sans encombre d’un Doom Death très lent et pachydermique à des accélérations Death Old School à la Dismember (« Silence Of Death » et « Anhédonie »), sans oublier les arpèges rappelant le dernier album, V - Halmstad de Shining (« Avide De Sens »), les passages d’une intensité rare tout droit tiré du Dark Metal d’un Bethlehem (« Walking Through The Land Of Falsity » et « Avide De Sens ») tout en restant cohérent, fluide et monolithique durant tout l’album. On retrouve donc tout ce qui a fait le succès d’Ataraxie sur son premier album. Mais il n’est nullement question de copie ici mais de continuité. Le groupe, en reprenant ses bases, pousse encore plus loin sa musique. Prenons un exemple tout bête : les chuchotements de Marquis. Ils paraissent sortir de bien plus profond à l’intérieur de lui et pourtant, loin de moi l’idée de mettre en doute sa sincérité sur le précédent opus. Et c’est la même chose pour chacun des musiciens qui a réussi à aller puiser une énergie encore plus ancrée profondément. Même Pierre, derrière sa batterie, délivre une prestation de grande classe à la fois violente et hypnotisante. Peut être est-ce du à l’expérience accumulée par Fred et Marquis dans Funeralium qui a enregistré son premier album l’année passée. Je ne pense pas puisque si cet album est éprouvant, il reste quelques degrés en dessous de celui de Funeralium. Non, juste l’envie de musiciens de ne pas se répéter et d’aller de l’avant. J’en veux pour preuve ce passage au feeling un peu Rock sur « Walking Through The Land Of Falsity » qui donne une éclaircie, une renaissance au milieu de toute cette folie dans la musique de quatuor. Mais elle est vite annihilée par les cris de désespoir de Marquis, tout droit sortis d’un album de Silencer ou de Bethlehem (D’ailleurs deviner qui est leur nouveau chanteur ? Non vous ne voyez pas ? Marquis justement). L’impression de voir une lumière, au bout d’un tunnel, qu’il ne pourra jamais atteindre. Totalement magique.
Le titre Anhédonie correspond à merveille à la musique du groupe mais pas du tout au ressenti de l’auditeur qui est certes chamboulé après l’écoute mais en ressort heureux. Heureux d’avoir pris un pied phénoménal durant une heure quinze. S’il n’est pas du Funeral Doom, Anhédonie est tellement torturé qu’il pourrait vous ouvrir les voies vers ce style plus extrême encore.
Note : 10 / 10 |
|
|  | | orion Funeral Member


Nombre de messages: 488 Age: 21 Localisation: Oissel Date d'inscription: 15/04/2006
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Mar 17 Juin 2008 - 15:31 | |
| |
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Jeu 26 Juin 2008 - 8:50 | |
| http://www.crypticmadness.com/Metal/album.php?id=8767| Citation: | Slow Transcending Agony avait été l’une des très bonnes surprises de 2005, et l’on se demandait quand même comment les normands allaient pouvoir rebondir derrière, tant la qualité de ce premier opus semblait dure à égaler. Le résultat est cet Anhédonie, et la surprise est au rendez-vous.
Soyons clair : si vous espérez un STA 2, passez votre chemin. Ataraxie a évité la facilité de simplement sortir une copie conforme de son précédent effort, écueil que beaucoup de groupes, même plus expérimentés, n’arrivent pas à éviter (je n’ai pas dit My Dying Bride). Mais que la longueur des morceaux (entre 17 et 25 minutes chaque, en excluant la petite intro Origin) ne vous donne pas à croire que les rouennais ont succombés aux sirènes du Drone. Car la première chose qui saute à l’oreille, c’est que les chansons sont complexes. Très complexes, parfois. Au point qu’à ma première écoute, j’ai bêtement pensé « Tiens, ils ont pompés Esoteric ? » Et c’est faux, même si l’on doit reconnaître l’influence des anglais, Anhédonie n’est pas une copie de Subconscious Dissolution Into The Continuum. Mais ils partagent le même amour pour les structures alambiquées et étouffantes de lourdeur.
Non, Ataraxie ne copie personne, et c’est la force majeure de cet album. Le groupe a clairement pris les éléments qui font sa personnalité (alternance de passages brutaux typiques du Death Metal avec une lourdeur toute Funeral Doom), mais les a ré-aménagé. La longueur des morceaux permettant une augmentation de leur complexité, mais aussi la mise en avant de nouvelles influences, comme en témoignent l’apparition de passages plus clairs aérant les chansons. Si les passages lourds restent foutrement LOURDS (et même encore plus LOURDS que sur les réalisations précédentes du groupe), ils n’en sont pas moins abrutissant comme peuvent l’être trop de groupe de Drone. Plus important (du moins, à mes yeux), l’incroyable variété des chansons, et même des différents passages à l’intérieur d’une même chanson. On se rapproche ici plus du Rock Progressif en terme d’écriture, chose que seul Monolithe avait tenté dans le Doom jusqu’à présent. Et malgré çà, on reconnaît le style Ataraxie de suite. Le jeu de guitares est fluide, varié et en même temps lourd et puissant (plus que brutal, d’ailleurs, ce qui n’est pas une mauvaise chose), la rythmique pesante mais jamais envahissante, et les vocaux de Marquis plus variés qu’auparavant (on notera quelques hurlements Black metal très Bethlehemo-Funeraliumesques). On sent qu’il y a eû un travail en profondeur sur le son, et surtout sur la structure des chansons, et ce même au niveau des paroles (pourtant restant dans la thématique classique du genre : la fin, tout çà…).
Anhédonie est un album difficile à résumer, en ce sens que l’on ne peut tout simplement pas séparer une chanson d’une autre. Il s’agit d’un tout, très difficile d’accès à première vue (je vous l’ai dit, ce n’est pas une redite de leurs précédents travaux) mais qui révèle une richesse incroyable et insoupçonnée écoute après écoute. Il est difficile de s’arracher aux paysages musicaux variés que le groupe nous évoque là, tant la musique proposée envahit jusqu’à notre mode de pensée et s’incruste en nous, parfaite bande-son pour une quelconque méditation sur l’inutilité de l’Homme. Et Ataraxie a réussi un pari que peut de groupes gagnent avec leur deuxième album : transcender (en une lente agonie, pourrait on dire^^) le matériel originel, et sur sa base initiale proposer une nouvelle étape dans son évolution. Libéré des ses anciennes influences parfois trop omniprésentes, mais sans jamais les rejeter, Ataraxie devient un groupe adulte, et propose avec Anhédonie plus qu’un grand album de Doom : un grand album de Doom intelligent. Le groupe normand évolue maintenant dans la même sphère que les grands noms du genre, et ce n’est que justice. La France a son Esoteric, et Anhédonie s’impose au côté de The Maniacal Vale et Requiem-Fortissimo comme l’un des albums Doom majeurs de l’année 2008.
Plus important, il s’impose comme le plus riche, le plus profond, le plus lourd, le plus raffiné, bref meilleur album du genre jamais enregistré par un groupe français. Tout simplement parfait.
Merci.
Par Frenchie
NOTE: 7/6 |
|
|  | | doomfred Funeral Member


Nombre de messages: 1377 Age: 32 Localisation: Rouen / Paris Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: chroniques de Anhédonie Jeu 26 Juin 2008 - 8:51 | |
| http://www.vs-webzine.com/new.php?page=news_comment-single&id_news=23564| Citation: | ATARAXIE avait frappé très fort avec "Slow Transcending Agony" son premier album, qui avait alors propulsé le groupe dans le peloton de tête des groupes de doom-death grâce à une impressionnante maîtrise doublée d'une grosse production qui mettait parfaitement en valeur leur musique étouffante et pachydermique. Inutile donc de dire qu'ils étaient attendus au tournant avec ce nouvel album qui se devait d'être au moins du même niveau que son prédecesseur. Un challenge de haut niveau pour nos rouennais mais un challenge qui, après plusieurs écoutes de ce nouvel album je peux l'affirmer, a bel et bien été relevé.
La nouvelle offrande du groupe répond au doux nom de "Anhédonie". L'anhédonie est un symptôme médical retrouvé dans certaines pathologies psychiatriques et parfois chez le sujet exempt de trouble. Il caractérise l'incapacité d'un sujet à ressentir des émotions positives lors de situations de vie pourtant considérées antérieurement comme plaisantes. Il est vrai qu'après une écoute attentive d'un album d'ATARAXIE, on est généralement assez peu enclin à la franche rigolade. Voilà donc un titre parfaitement adapté à un album d'ATARAXIE. Il s'accompagne d'un artwork de toute beauté, plus original que celui du premier album (qui représentait un paysage assez désolé en noir & blanc, joli mais pas très original) qui amènera donc l'auditeur à s'y intéresser et donc à se plonger plus encore dans cet album.
Cet album justement plongeons-nous y allégrement. A première vue, ou plutôt première écoute, pas de changements radicaux chez ATRAXIE, tous les éléments fondamentaux du style du groupe sont toujours bien présents. les riffs de mammouths foisonnent toujours autant, les guitares sont toujours aussi lourdingues, le chant est toujours aussi poignant alternant avec toujours autant de brio growls d'outre-tombe et hurlements déchirants. Bref, on prend les mêmes et on recommence. J'en vois déjà froncer les sourcils et m'objecter que si c'est la même chose, inutile de l'acheter et autant se contenter de "Slow Transcending Agony". Sauf que si la recette et les ingrédients restent les mêmes, ce sont les dosages qui différent et ça change beaucoup de chose. A l'instar de Monsieur Plus (oui je sais, j'ai des références qui tuent) qui foutait plus de noisettes dans les biscuits de je ne sais plus quelle marque, ATARAXIE mais plus de tout partout. Plus de durée tout d'abord, puisque là où les morceaux du précédent album semblaient longs avec des durées aux alentours de 10 ou 11 minutes ils sont tous ridiculisés par ceux de "Anhédonie" qui ne descendent pas sous les 13 minutes (en dehors de l'intro de quelques secondes qui ouvre l'album) et atteignent même les 24 minutes avec "Avide de sens" qui clôt l'album. Les morceaux s'étirent donc en longueur mais gardent les mêmes structures de titres avec de longues montées en puissance qui cette fois ci sont donc très longues, des passages très lents en deviennent donc extrêmement lents. Le groupe n'hésite cependant pas à augmenter le tempo quand c'est nécessaire ("Anhédonie", "Silence of Death") et on retrouve donc les blast beats sur tous les titres de l'album, une autre particularité de ATARAXIE. Seul, peut-être le domaine mélodique est moins bien servi sur cet album, moins de mélodie mais encore suffisamment, juste ce qu'il faut pour que l'auditeur puisse encore respirer et qu'il ne meure pas d'asphyxie avant la fin des 74 minutes (rien que ça) que dure cet album. Côté production, là non plus, on ne change pas une équipe qui gagne, le groupe à une fois de plus travaillé avec le CCR et Kris Belaen, et le son est donc toujours aussi gros, voire même plus gros puisque que le groupe a passé quelques jours de plus en studio, histoire de grossir le son des grattes.
Vous l'aurez donc compris, ATARAXIE a réussi à nous pondre un album qui supplante son prédécesseur et vu le niveau du dit prédécesseur, ce n'était pas gagné d'avance. La cuvée 2008 de nos normands est certes moins facile d'accès mais ceux qui prendront le temps de découvrir cet album, de s'y aventurer ne seront vraiment pas déçus du voyage. Indispensable à tout amateur de doom death.
http://www.ataraxie.net - 1 visite(s)
MySpace du groupe - 7 téléchargement(s) Rédigé par : Sheb | 18/20 | Nb de lectures : 67
|
|
|  | | |
| Page 2 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|